IsoQline — Annexe technique
Hypothèses
de calcul.
Ce document décrit les modèles employés par IsoQline, leurs bornes et le domaine de validité de chaque sortie. Il est destiné à qui doit juger si une courbe produite ici peut être versée à une étude — et à quelles conditions.
- Version décrite
- 2.0.0 A1 — Fondation RIR hybride unifiée
- Révision du document
- R1 — août 2026
- Portée
- État à la date ci-dessus ; révisé à chaque lot scientifique
« Un modèle n’a de valeur que s’il annonce lui-même son domaine de validité. »
Les valeurs de cette annexe décrivent une implémentation, pas une intention. Lorsqu’un modèle est borné, la borne est écrite ; lorsqu’une capacité est indisponible dans une configuration donnée, IsoQline la refuse à l’écran avec sa raison plutôt que de produire un chiffre indéfendable.
Le vocabulaire de statut employé ici — complète, différentielle, partielle, hors périmètre, différée — est celui affiché dans le logiciel et repris dans les fichiers de provenance. Il est défini sur la page produit.
Modal analytique
Les fréquences propres sont obtenues par résolution du problème aux valeurs propres, effectuée par le noyau de calcul (§ 08). IsoQline ne les recalcule pas et ne fusionne pas les familles publiées.
- Domaine — parallélépipède rectangle, parois rigides
- Célérité — 343 m/s, valeur produit déclarée
- Plafond — 4 096 modes par résolution
- Coïncidences — dégénérescence de symétrie, coïncidence exacte de valeur propre et proximité fréquentielle (tolérance relative 1 %) restent trois catégories distinctes, jamais amalgamées
Sources images, six faces
Transfert évalué directement dans le domaine fréquentiel, avec coefficient d’absorption et de diffusion propre à chaque face et comptage explicite des contacts par surface.
- Ordre de réflexion — 4 à 14 selon le profil, recherche de convergence par pas de 2
- Décomposition — direct, premières réflexions et ordres supérieurs séparés dans le plan complexe
- Conservé par trajet — directivité signée, filtrage, polarité, retard, centre acoustique
- Limite — la propagation utilise un parallélépipède équivalent de hauteur moyenne ; le plafond incliné exact n’est pas résolu par cette branche
Hybridation modal / images
Le raccord entre les deux branches est une décision produit d’IsoQline, pas une capacité du noyau — et il est étiqueté comme telle dans les métadonnées de sortie.
- Fenêtre — cosinus surélevé complémentaire
- Calibration — facteur complexe aux moindres carrés sur le haut de la bande modale, minimum 8 points valides
- Bande de transition — dérivée de la fréquence de Schroeder (médiane des bandes 63, 125 et 250 Hz), bornée entre 45 et 320 Hz, largeur minimale 35 Hz
- Garde — sous le seuil de points ou d’énergie, la branche déclare une indisponibilité au lieu de fabriquer un facteur de calibration
Queue diffuse et parois
Au-delà du temps de mixage, la réponse spéculaire est remplacée par une queue statistique : un modèle de sources images d’ordre fini ne construit pas un champ diffus, et le prétendre fausse le temps de réverbération extrait de la réponse.
- Queue — bruit décorrélé filtré par bande d’octave, enveloppe exponentielle raccordée à la décroissance
- Parois complexes — impédance de surface à incidence normale, puis coefficient de réflexion R = (Zₛ − Z₀) / (Zₛ + Z₀), avec Z₀ = ρ₀c l’impédance caractéristique de l’air
- Modèles disponibles — simple, poreux, membrane
- Limite assumée — ces modèles corrigent la phase des réflexions, ils ne remplacent pas un solveur éléments finis
H(f) = Σᵢ [ aᵢ(f) / dᵢ ] · exp( −j·2πf·dᵢ / c ) Transfert par sources images dans le domaine fréquentiel : aᵢ regroupe absorption, diffusion, directivité et filtrage du trajet i ; dᵢ sa longueur développée.
- Bande de calcul
- 20 – 500 Hz
- Grille fréquentielle
- Linéaire, indépendante de la transformée de la réponse impulsionnelle
- Profil Standard
- 2 048 points · tolérance de convergence 0,25 dB efficace · 0,80 dB au 95ᵉ centile
- Profil Haute
- 4 096 points · 0,15 dB efficace · 0,50 dB au 95ᵉ centile
- Profil Référence
- 8 192 points · 0,08 dB efficace · 0,30 dB au 95ᵉ centile
- Réponse impulsionnelle
- 16 kHz, 2,5 s, passe-bas de validité 500 → 800 Hz
- Cartes de pression
- Plans XY, XZ et YZ · ordre 6 · maillage adaptatif à la fréquence
- Zones d’usage
- Échantillonnage déterministe, plafonné à 64 points
Le passe-bas de validité borne explicitement la réponse impulsionnelle au domaine que les modèles couvrent. Ce qui se trouve au-delà n’est pas atténué par choix esthétique : il n’est simplement pas calculé.
La forme de la
pièce décide
de ce qui reste
calculable.
C’est le point le plus important de cette annexe. Une géométrie que le solveur modal ne sait pas traiter ne dégrade pas discrètement le résultat : elle désactive les sorties concernées, avec leur raison.
Pris en charge
- Volume rectangulaire à plafond horizontal ou incliné, hauteur interpolée le long de la longueur
- Empreinte orthogonale non rectangulaire construite en vue Bâtiment
- Ouvertures typées : porte, fenêtre, vitrage, trappe, grille, gaine, ouverture libre, personnalisée
- États d’ouverture : ouverte, fermée, partiellement ouverte, inconnue
- Cloisons intérieures et objets de scène
- Classification déterministe de chaque point : intérieur, frontière, extérieur
- Aires de surfaces calculées exactement, rampant de plafond compris
Conséquences par configuration
- Plafond incliné — le solveur résout le parallélépipède équivalent : les sorties modale, hybride et réponse impulsionnelle unifiée sont déclarées partielles, jamais complètes
- Empreinte non rectangulaire — modal, hybride, réponse unifiée, champ diffus, temps de réverbération, EDT, T20, T30, C50, C80, D50, Ts, niveau total et étude dimensionnelle passent hors périmètre, chacun avec sa raison affichée
- Comparaison de variantes — les trajets géométriques admissibles restent exploitables pour mesurer un écart entre deux configurations, sans nouvelle réflexion de frontière
- Différé — réflexions et matériaux des nouvelles frontières, ouvertures, diffraction et transmission : aucun modèle qualifié n’est fourni à ce jour
- Refus avant calcul — une source ou un récepteur hors domaine interrompt la simulation en nommant la position fautive
- Directivité
- Omni, cardioïde, supercardioïde, hypercardioïde, figure en huit — azimut et élévation
- Lobe arrière
- Gain signé : le lobe négatif applique une rotation de phase de 180°, pas une simple atténuation
- Filtres
- Butterworth et Linkwitz-Riley, ordres 2, 4 et 8 — soit 12, 24 et 48 dB par octave
- Réponse des filtres
- Prototypes analogiques complexes : module, phase et temps de groupe
- Par source
- Gain, sensibilité (dB SPL / 2,83 V / 1 m), retard, inversion de polarité, décalage du centre acoustique
- Multipoint
- Transferts complexes conservés non normalisés jusqu’au calcul des statistiques, puis référence commune : les écarts de niveau réels entre positions sont préservés
- Recherche de position
- Grille de positions de caisson, gain, retard, polarité et filtrage appliqués analytiquement sur un transfert calculé une seule fois par position
Le modèle de source est paramétrique : il représente le réglage de filtrage et de retard tel qu’il est saisi, pas la réponse mesurée complète d’une enceinte donnée.
- ISO 3382
- EDT, T20, T30, C50, C80, D50, Ts — large bande, octave ou tiers d’octave
- Troncature
- Diagnostics de Lundeby : fraction de queue et marge de troncature paramétrables
- Réverbération statistique
- Sabine et Eyring, présentées distinctement et jamais confondues
- Niveau absolu
- Estimé à la position d’écoute à partir de la sensibilité déclarée des sources
- Vues temporelles
- Réponse impulsionnelle, courbe énergie-temps, waterfall par transformée à court terme
- Vues spatiales
- Cartes de pression multiplan, comparaison multipoint, analyse des interactions avec les parois
- Vues géométriques
- Plan 2D coté, scène 3D temps réel, vue de présentation
- Bibliothèque
- 43 matériaux répartis en 9 catégories
- Catégories
- Béton et maçonnerie, bois, verre, métal, absorbants poreux, sols, textiles, panneaux acoustiques, personnalisé
- Résolution
- Coefficients d’absorption aux bandes d’octave 63, 125, 250 et 500 Hz
- Diffusion
- Coefficient par face, dépendant de la fréquence pour les familles concernées
- Sources documentaires
- ISO 354, Handbook for Sound Engineers, données ASHRAE
- Saisie libre
- Coefficients personnalisés par surface, y compris par zone d’une même paroi
Quatre bandes d’octave sont une résolution volontairement grossière : elle correspond au domaine traité. Un coefficient à 2 kHz n’aurait aucun effet sur un calcul borné à 500 Hz.
- Format de projet
- Document .acr versionné, enveloppe de vue Bâtiment séparée
- Import de mesure
- Captures AC&R Measure — validation du document, empreinte SHA-256 des octets source conservée, import non destructif
- Import de réverbération
- Mesures d’acoustique des salles, avec recalibration bornée des coefficients par bande et report des surfaces saturées
- Exports de données
- CSV et JSON — réponse en fréquence, analyse temporelle, courbe énergie-temps, étude dimensionnelle
- Exports graphiques
- PNG, JPEG et rapport PDF A4 mis en page
Chaque fichier
sort avec sa
provenance.
Un export publie un fichier .provenance.json à côté de lui ; les images l’embarquent également dans leurs métadonnées. C’est ce qui permet, six mois plus tard, de savoir si une courbe imprimée dans un rapport peut encore être défendue.
- Version de l’application et identité du noyau ayant produit le résultat
- Empreinte de la géométrie, sa validité et, le cas échéant, la raison de son invalidité
- Fraîcheur du résultat et génération de calcul : un export réalisé après modification de la scène est identifiable comme tel
- Liste complète des capacités mobilisées, chacune avec son statut et sa raison
- Empreinte SHA-256 du fichier exporté et sa taille en octets
« Deux versions identiques peuvent embarquer deux noyaux différents. La révision est le seul discriminant. »
Les grandeurs normatives ne sont pas calculées par IsoQline mais par AC&R Core, un composant compilé distinct, épinglé par version, par révision et par empreinte SHA-256 de l’artefact installé.
La conséquence est inhabituelle et volontaire : si le noyau présent ne peut pas prouver son origine, IsoQline refuse de démarrer le calcul concerné au lieu de basculer sur une implémentation de secours. Un résultat produit par un noyau anonyme serait indéfendable dans un rapport ; il vaut mieux ne pas l’obtenir.
- Autorité normative
- ISO 3382, énergie-temps, bandes fractionnaires, modes propres
- Épinglage
- Version, révision et empreinte SHA-256 de l’artefact
- Contrat modal
- Révision minimale exigée, vérifiée au démarrage
- Séparation d’autorité
- Le noyau calcule ; les décisions produit — raccord des branches, transition, présentation — sont déclarées côté IsoQline et signalées comme telles dans les sorties
- Socle
- Python 3.12, Qt 6, NumPy et SciPy, rendu 3D accéléré
- Tests automatisés
- 1 726 cas répartis sur 148 modules
- Non-régression
- Corpus de référence gelés, comparés bit à bit lors des migrations de modèle
- Oracle de comparaison
- Les implémentations historiques sont conservées hors flux supporté, uniquement pour confronter ancien et nouveau calcul
IsoQline est un outil d’aide à la conception. Ses résultats dépendent des données d’entrée, des hypothèses décrites ici et des limites énoncées. Ils ne remplacent ni une mesure sur site, ni le jugement d’un acousticien.
Ce document suit les lots scientifiques du logiciel. Une hypothèse modifiée sans trace ne vaudrait pas mieux qu’une hypothèse tue.
- R1 — août 2026
- Première publication, correspondant à la version 2.0.0 A1